La longueur du texte est un des facteurs déterminants du travail représenté par la traduction.
Un texte très court demande un travail administratif et une familiarisation avec le sujet qui sont souvent plus longs que la traduction elle-même.
De très longs textes imposent un travail supplémentaire pour assurer l'emploi d'une terminologie cohérente et un formatage de qualité.
Les traducteurs sont tout d'abord des experts au niveau linguistique, culturel et de la traduction. Leur compétence particulière consiste à produire des textes de qualité identique dans différentes langues, en utilisant différents critères à des fins et pour des cibles définies.
Cependant, même avec une spécialisation dans certains domaines, ils doivent en règle générale faire des recherches spécifiques et terminologiques supplémentaires pour élaborer une traduction satisfaisante. Ceci est vrai en particulier quand il s'agit d'un domaine hautement spécialisé ou de pointe et évoluant rapidement.
Un texte destiné à la publication doit répondre à d'autres critères qualitatifs qu'un papier destiné à la communication interne d'une entreprise.
Un texte qui existe déjà sous forme de fichier électronique et avec le formatage souhaité facilite grandement le processus de traduction, par contre un fax presque illisible peut rendre ce travail extrêmement difficile.
D'une langue à l'autre, il y a souvent plusieurs traductions, toutes exactes, pour un certain mot. C'est pourquoi souvent seul un traducteur traduisant dans sa langue natale saura quelle est la traduction exacte d'un mot particulier dans un certain contexte.
D'autre part, il est important que chaque mot soit traduit dans tout le texte de la même façon ; plus le thème de la traduction est long et/ou technique, plus cette cohérence terminologique est importante.
Prenons le cas extrême de textes publicitaires. Il est évident que si l'on traduit uniquement le contenu du texte sans tenir compte des différences culturelles, on n'obtiendra pas le même effet chez les lecteurs de la traduction que chez les lecteurs du texte original.
Un autre exemple serait par exemple un document juridique devant être employé dans le système juridique de la langue cible.
Dans le cas idéal, le client peut mettre à la disposition du traducteur ses propres listes terminologiques, parfois même en plusieurs langues, parfois des traductions faites antérieurement ou des documents unilingues comparables touchant au même domaine. Ainsi le traducteur économise une partie de la recherche dans les bibliothèques, sur Internet ou par téléphone, toujours liée à des coûts supplémentaires en temps et argent. De même, le fait qu'un interlocuteur puisse être nommé pour répondre aux questions sur le contenu du texte et la terminologie fait économiser temps et argent.
Un texte de départ fourni sous forme de fichier électronique bien formaté permet une traduction optimale. La traduction est écrite en "dessus" du texte et remplace celui-ci. Cependant si le texte de départ est livré sous forme de fichier image, de fax ou sur papier, la frappe de la traduction nécessite au minimum un formatage de base. Naturellement, l'effort de formatage est proportionnel à l'importance de la présentation du texte (par ex. pour des traductions destinées à l'impression ou la publication) ou si le formatage est difficile en soi (tableaux ou formatage par HTML, GML ou autres).
Des contrats urgents exigent souvent non souvent le travail en soirée ou le week-end, mais aussi la collaboration - naturellement rémunérée - de collègues (si le contrat est très important en volume), ce qui requiert en conséquence un supplément de travail organisationnel et d'assurance de la cohérence de la traduction.
En général l'envoi de la traduction par e-mail est si peu coûteuse qu'elle ne doit pas être facturée au client.
Par contre, des impressions sur papier, la sauvegarde sur CD ou DVD, l'envoi par fax ou par la poste représente des frais que le traducteur ne peut pas toujours assumer.